Ligne éditoriale

La non-violence politique est une force de résistance et de proposition.

La philosophie de la non-violence déconstruit l’idéologie de la violence nécessaire et légitime. La violence est incapable d’apporter une solution humaine aux inévitables conflits. La non-violence refuse les injustices et les logiques d’exclusion. Elle est une alternative dynamique et pratique, fondée sur l’exigence de cohérence entre la fin et l’utilisation de moyens efficaces.

La résistance non-violente, historiquement mise en œuvre par Gandhi, vise l’évolution des rapports de forces, dans le respect de l’adversaire : interpellation de l'opinion publique, non-coopération avec les systèmes qui génèrent l’oppression, respect des lois justes et désobéissance aux lois injustes, défense civile. L’action non-violente vise la construction de compromis acceptables et à terme la réconciliation.

La régulation non-violente des conflits entre personnes prend en compte leurs émotions, besoins et points de vue. Elle suppose la définition des fonctions et la garantie des règles, facilite la contractualisation d’accords et engage la responsabilité.

L’Intervention Civile de Paix, par des missions d'interposition, d’accompagnement physique et de médiation, crée les conditions d’une solution politique des conflits entre communautés, pour une paix juste et durable.

La réalisation de programmes constructifs contribue à l’édification, ici et maintenant, d’une société solidaire, avec des structures et des fonctionnements collectifs démocratiques et garants de la justice et de la liberté. Dans ce cadre, les relations interpersonnelles bienveillantes donnent de plus grandes chances à la fraternité.

Le développement d’une culture de non-violence, respectueuse de tous les êtres humains et de leur environnement, passe par l’éducation, la formation et l’information.