Auteur

Paola Caillat

Année de publication

2018

Cet article est paru dans

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Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé. Avec 9,5 millions de morts ou disparus, la Première Guerre mondiale a provoqué plus de dégâts humains et matériels que toute guerre antérieure. Poilus, gueules cassées, fusillés pour l’exemple… Cent ans plus tard, les atrocités de la guerre résonnent encore.

Le gouvernement français a créé, en 2012, la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, un groupement d’intérêt public en charge d’organiser le programme commémoratif. Depuis 2014, des manifestations sont organisées en France et dans le monde. Mais gare à la sacralisation ! N’oublions pas la parole des Poilus (Compagnie de l’Aube, Post-scriptum, pièce de théâtre à 
partir de 40 lettres de Poilus), les épisodes de fraternisation entre combattants adverses ou encore les désertions.

Avec le devoir de mémoire, c’est bien une culture de paix et de vivre-ensemble qu’il s’agit de cultiver. La fin d’une guerre ne signifie pas pour autant la fin d’une culture de guerre. Loin de glorifier les héros et leur sacrifice pour la patrie, quelques monuments aux  morts dits « pacifistes » condamnent explicitement la guerre.

Le recours systématique à la solution militaire dans les conflits est remis en question. Prévention des conflits, intervention civile de paix, éducation à la paix et à la non-violence, etc. sont autant de défis qui animent les mouvements pacifistes, anti-militaristes et non-violents. Cent ans après, il reste urgent de tirer toutes les conclusions pratiques et concrètes de ce désastre


Article écrit par Paola Caillat.

Article paru dans le numéro 188 d’Alternatives non-violentes.