Auteur

Jacques Fusina

Année de publication

2014

Cet article est paru dans

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La langue corse est-elle bonne à aller au musée ? Pas pour le moment : elle peut être choisie en option à raison de trois heures hebdomadaires dans les collèges. Les classes bilingues se développent. Un Capes et une licence de langue et culture corses sont dispensés par l’Université de Corte. Mais la majorité des Corses ne parlent plus cette langue, trésor d’humanité néanmoins vivace, à moins que…

ANV : La langue corse existe. Combien d’habitants de l’île la parlent aujourd’hui ? Combien la comprennent ?

Jacques FUSINA : La Corse compte aujourd’hui environ 300 000 habitants parmi lesquels 90 000 adultes déclaraient parler la langue corse selon une enquête assez récente de l’Insee. À l’extérieur de l’île l’enquête donnait le chiffre de 40 000. On peut considérer que c’est beaucoup comparativement à la situation linguistique d’autres régions où le pourcentage de locuteurs de la langue régionale semble bien moindre, mais si l’on note que pour l’Unesco le chiffre de 30 000 est donné comme le seuil de menace de disparition d’une langue, on peut être relativement inquiet. D’autant que l’on constate une certaine déperdition dans la pratique quotidienne touchant principalement les couches les plus jeunes de la population malgré l’influence de l’école où le corse est pourtant enseigné de manière généralisée depuis la décennie 1980. Voilà pour les données brutes, mais on peut ajouter que les enquêtes déclaratives donnent un nombre de réponses plus important concernant la seule compréhension globale de la langue même non parlée quotidiennement. Autant dire que ces mesures mériteraient des approfondissements.

 

ANV : Qu’en était-il après la Seconde Guerre mondiale ?

J. F. : Les observateurs ont pu en effet constater que le mouvement de déclin sensible dès la fin de la Seconde Guerre mondiale s’est accentué au cours des décennies 1950-60, accompagnant en quelque sorte l’exode campagnard et l’urbanisation qui marquèrent l’abandon de l’usage fréquent du corse et la rupture de la transmission intergénérationnelle. L’encouragement à abandonner ce qui semblait devenu inutile, par l’effet de la modernisation des modes de vie, correspond à une longue période où aucune revendication de type linguistique ou culturel ne se fait jour. Le sursaut dit du « riacquistu» (réappropriation), à partir des années 1970, a marqué une nouvelle prise de conscience de ces questions, d’abord au sein de groupes jeunes puis plus largement implantée dans la population.

 

ANV : Quels liens faites-vous entre l’usage d’une langue vivante et la culture qu’elle véhicule ? Existet-il donc une culture corse ?

J. F. : Même dans sa définition minimale, tout au moins dans une acception anthropologique comme ensemble de pratiques sociales, de comportements créatifs, productifs, religieux ou autres, qui marquent un rapport individuel et collectif au temps et au monde, le mot « culture » renvoie donc à son milieu d’origine. La revendication linguistique s’y adosse dans ce cas tout à fait naturellement, d’autant que les si « attextations » médiévales du corse se limitent à quelques traces de protocorse affleurant dans les actes notariés ou les chroniques fondatrices de l’histoire de l’île, on peut formuler sans grand risque l’hypothèse d’une importante production orale populaire ancienne, poétique ou autre, dont l’essentiel aurait été perdu ou oublié, comme dans bien des civilisations de l’oralité, mais dont les bribes résurgentes ont irrigué longtemps la mémoire collective.

Ces traces, ces vestiges, semblent constituer encore le fonds commun, concret ou virtuel et parfois mythifié, sur lequel vient se greffer toute expression littéraire de type traditionnel ou néo-traditionnel jusqu’à nos jours. On peut par ailleurs rappeler que l’apparition d’un écrit littéraire corse remonte à Guglielmo Guglielmi (1644-1728), un prêtre qui réussit à imposer un itinéraire langagier original, bien avant « l’élaboration littéraire » sociolinguistique moderne et quitte à entretenir le mirage de rapports idéaux entre la langue toscane et son dialecte corse, en déjouant par effet littéraire les réalités de l’ancienne « diglossie ».

 

ANV : Appartenir à une culture particulière empêchet-il d’en aimer d’autres ?

J. F. : La définition de la culture comme milieu évoquée plus haut doit être bien évidemment complétée par son versant opposé que l’on pourrait alors envisager comme « horizon » car une vision par trop autocentrée négligerait les effets d’ouverture à l’horizon des autres si elle se révélait incapable d’élargir son champ de conscience à d’autres réalités qu’aux siennes propres. Une volonté forte de construire ensemble un destin commun, par l’ouverture aux autres et dans la clarté idéologique, me semble susceptible à la fois de légitimer les valeurs de l’échange dynamique (l’identité comme horizon précisément) et de susciter une vision plus optimiste de tout avenir communautaire. Un tel positionnement individuel sera d’autant plus facilité qu’il aura trouvé son complément dans l’adhésion forte à un projet déterminé collectivement et démocratiquement. Ce sera pour l’individu une manière de faire fructifier le legs dont il aura bénéficié, tant il est vrai que son identité ne peut s’affirmer que dans une démarche constructive et optimiste visant à un avenir collectif meilleur.

 

ANV : Pourquoi même les non-nationalistes cherchent-ils à garder et à promouvoir la langue corse ?

J. F. : C’est une évidence puisque la langue est vécue aujourd’hui par chacun comme un bien patrimonial commun, parce qu’elle était parlée depuis des temps immémoriaux et que la revendication linguistique elle-même ne date pas de la création des mouvements nationalistes contemporains mais remonte au début du XIXe siècle (appels divers à la conscience populaire concernant l’enseignement de la langue ou de l’histoire régionale dans la presse locale ou dans des publications plus spécialisées)

 

ANV : Sous quel régime politique français le corse fut-il d’abord interdit ? Pour quelles raisons ?

J. F. : Il faut bien entendu préciser ici que jusqu’à l’annexion la langue parlée en corse était le toscan (l’italien n’étant pas à l’époque une langue nationale standardisée) pour les usages administratifs officiels (les Génois eux-mêmes l’avaient adopté) et le corse pour le quotidien informel. On considère que s’était établi jusqu’à cette époque un bilinguisme de type relativement stable entre les deux parlers et les locuteurs passaient selon les besoins de l’un à l’autre, dans une intercompréhension largement reconnue même si chacun n’arrivait sans doute pas à pratiquer parfaitement la langue officielle soutenue.

Donc le français venu par la suite a eu beaucoup de mal à s’imposer malgré des efforts cohérents de la nouvelle administration et il lui faudra plus d’un siècle pour y parvenir.

On sait par exemple que le Journal du département de la Corse, le journal officiel d’alors, fut édité en version bilingue français-italien depuis sa création en 1817 jusqu’en 1824 ; que de nombreux décrets dits de surséance furent publiés pour parer à l’insuffisance de personnels locaux sachant parler la nouvelle langue ; que les actes d’état civil entièrement en français ne furent acceptés qu’en 1852 ; on trouve encore de l’italien dans les actes notariés jusqu’au début du XXe siècle… Aussi la question du corse interdit est-elle ambiguë car les visiteurs parlaient souvent « d’italien de Corse » sans trop savoir de quel idiome il s’agissait, d’autant que les locuteurs eux-mêmes avaient du mal à établir avec précision des limites des deux parlers qu’ils utilisaient.


ANV : Quelles ont été les avancées de l’Éducation nationale depuis trente ans en faveur de la langue corse ?

J. F. : La langue corse, considérée alors comme dialecte allogène, n’ayant été admise au bénéfice de la fameuse loi Deixonne de 1951 qu’en 1974, de réelles avancées dans le domaine de l’enseignement n’apparurent qu’à partir de la décennie 1980 (statut pour la langue, organisation académique, nomination de personnels spécialisés), puis s’affirmèrent au cours des années suivantes (généralisation de l’offre à tous les degrés de la scolarisation, obligation pour l’État d’organiser l’enseignement, examens et concours, Capes spécifique, classes bilingues, classes méditerranéennes…). Le rôle de la Collectivité territoriale a pu s’affirmer de la même façon depuis les lois de décentralisation et le statut particulier de la Corse de 1982 (contrats de plan avec l’État, aide à la formation des personnels, ateliers et laboratoires de langue dans les établissements, édition de manuels scolaires, sites d’immersion et de séjour, banques de données linguistiques…). Des dispositions générales par voie législative ou réglementaire ont pu ainsi orienter et améliorer les conditions de travail sur le terrain (1982, Savary ; 1988, Jospin ; 1994, Balladur ; 1996, Juppé ; 2001, Lang, par exemple).

 

ANV : Qu’est-ce que la coofficialité pour la langue corse adoptée par l’Assemblée de Corse le 28 septembre 2013 ?

J. F. : Cette relance de la question de la langue par la CTC (Collectivité territoriale de Corse) tend à faire progresser le statut même du corse et par là même sa revitalisation : pour cela son utilisation dans tous les secteurs de la vie publique, économique et sociale (éducation, services publics, médias…) est-elle préconisée visant ainsi à « protéger, encourager et normaliser l’usage du corse dans tous les domaines et garantir l’emploi officiel du français et du corse à parité ». Ce projet prévoit aussi un vaste plan de formation, notamment des personnels de la fonction publique. 


ANV : Il y aurait donc un bilinguisme autorisé sur l’île jusque dans les administrations ? Cela existe-til déjà dans des pays européens ?

J. F. : Si l’emploi régulier du corse est quantitativement en recul comme indiqué plus haut, il est aussi indéniable que les pratiques bilingues sont encore vivaces : tout visiteur peut s’en rendre compte dans la rue ou les cafés, même s’il s’agit de discours souvent marqués par des glissements d’un code dans un autre, par des bribes plus que par une continuité. D’autre part, l’usage du corse a gagné aujourd’hui des secteurs d’où il était traditionnellement exclu : l’école, bien évidemment, 1) NDR : 46 députés de l’Assemblée de Corse se sont prononcés pour, 5 contre, sur un total des 51 députés. À cette occasion le clivage gauche-droite-nationalistes n’a pas joué. Seuls cinq députés de gauche, jugés jacobins par leurs pairs, ont voté contre ; voir Corse matin du 28 septembre 2013. Cette loi de l’Assemblée de Corse a été longuement discutée et préparée au printemps, voir Corse matin, notamment des 17 mai, 30 mai, 1er juin, 6 juin, 27 septembre 2013. Vous avez dit « coofficialité » ? Le français ne sera nullement banni, mais la langue corse promue officiellement langue régionale. Derrière le désir de coofficialité apparaît clairement la volonté de redonner de la vigueur à la langue corse, qu’elle soit enseignée dès la maternelle, comme le français. Cette réforme ne peut être admise par l’État français que s’il accepte de réunir le Congrès à Versailles (députés et sénateurs réunis) et que son vote atteigne les 2/3 des votants, afin que cette coofficialité soit inscrite dans la Constitution.depuis une trentaine d’années mais également la création artistique, musicale, théâtrale, littéraire ou les médias.

Les exemples de bilinguisme d’usage sont non seulement nombreux en Europe, mais le cas de la France, par rapport à ses langues régionales ou patrimoniales, semble bien plus frileux qu’ailleurs. Il apparaît même comme particulièrement paradoxal en défendant par ailleurs un grand pluralisme linguistique au plan international, notamment par rapport à certains hégémonismes. Aussi comment ne pas être en accord avec ces mots du ministre Jack Lang s’adressant en 2001 aux futurs professeurs des écoles : « Notre République, certes une et indivisible, ne peut que s’enrichir par la reconnaissance de la richesse de ses cultures et de ses langues. » ?

 

ANV : Ce bilinguisme serait-il une lourdeur ou au contraire une chance pour les habitants de l’île ?

J. F. : Si l’on considère que cohabitent aujourd’hui en Corse (et même hors de l’île puisque l’on sait que de très nombreux Corses vivent à l’extérieur) des catégories de locuteurs plus âgés qui ont appris le corse de manière « naturelle » au village ou en ville avec des générations plus jeunes qui n’ont pas bénéficié du nouvel enseignement de la langue corse en forte demande de scolarisation bilingue pour leurs enfants, on ne peut que souhaiter une progression à la fois scolaire et plus largement publique de la pratique des deux langues, l’une non exclusive de l’autre. Aucun scientifique ne nie aujourd’hui les bienfaits pédagogiques, psychologiques et culturels de ces types d’apprentissages ouverts sur deux ou plusieurs langues, susceptibles d’une plus large ouverture d’esprit et de meilleure adaptation au monde de demain.

 

ANV : Et si d’autres régions emboîtaient le pas à la Corse dans ce domaine ?

J. F. : Lorsque l’on connaît bien la situation des autres régions métropolitaines qui défendent leur langue régionale on comprend que des ressemblances très fortes existent, que des échanges fréquents entre spécialistes ou universitaires se font sur ces questions (colloques divers, travaux du Conseil national des universitaires 73ème section « Cultures et langues régionales ») et l’on s’aperçoit que des convergences sont évidentes au-delà même des sensibilités politiques ou syndicales. Et même du contexte particulier de chacune des régions concernées.

 

ANV : Comment écrit-on en corse « la force de la non-violence » ?

J. F. : Bien qu’il existe quelques autres vocables ou tournures idiomatiques relatives à la violence, nous nous en tiendrons ici à une traduction relativement aisée à saisir comme slogan : « a forza di a nò-viulenza ».


ANV : Comment commenteriez-vous cette phrase : « Si aujourd’hui l’État français n’autorisait pas le bilinguisme en Corse, les Français de Corse et du continent ne parleront plus que l’anglais dans quelques décennies » ?

J. F. : Même si l’on sait chaque communauté attachée à sa langue d’origine, l’influence massive des médias, la mondialisation des échanges, la force de pénétration des modes de toute sorte, le risque d’une uniformisation linguistique demeure laissant libre champ à la force de pénétration de ce qui possède le dynamisme lié à la puissance économique. Dans le cas occidental la force de pénétration indéniable de l’anglo-américain touche aujourd’hui tous les milieux et porte en soi la menace évidente d’un rouleau compresseur linguistique et culturel. Les monolingues semblent dans ce cas plus exposés que les autres à céder du terrain.

Entretien réalisé par François Vaillant



 

Une langue en cadeau*

« Non, il n’y a pas de faute dans tes quelques lignes écrites en langue corse, ou si peu, ma chère Édith. Je vois que tu progresses. Tu me dis que tu n’as pas le bon accent. Que c’est cela qui te manque, c’est cela que tu trouves difficile. C’est toujours ainsi tu sais. Au-delà de la langue maternelle, la musique des langues est toujours plus longue à acquérir. C’est cela qui vient en dernier.

Tu te plains de ne pas assez entendre cette langue dans la rue, dans les magasins. Tu es étonnée de ne pas la voir écrite dans le journal, de manquer trois fois sur quatre la courte édition en langue corse du journal télévisé. Avec ce rationnement quotidien, aussitôt ouverte, la fenêtre est déjà refermée…

Une langue… Quelle plus belle forme de singularité intelligente et universelle saurait augmenter l’humanité ?

Tu sais, il y a seulement quelques années, quelqu’un qui arrivait ici apprenait la langue en deux ans. Il entrait dans le cercle. Il l’agrandissait. Il était chez lui. Il donnait. Il recevait.

Le lien lui était offert. Il le vivait comme un cadeau. Chaque jour un peu plus il y entrait comme on entre chez soi, comme on retrouve un monde commun. La langue, c’est toujours beaucoup plus que des mots et des conjugaisons à réciter.

Hier il fallait deux ans. Aujourd’hui il en faudra peut-être dix, quinze ou vingt. Pour le plus grand nombre ce sera jamais. Inéluctablement jamais. Le cadeau n’est plus sur la table. Seules nous restent deux absences, ou alors deux souffrances. Comme tu voudras. Celle de ne plus offrir, comme on offre l’hospitalité. Celle de ne plus recevoir et rendre au centuple ce que l’on a reçu. Seuls nous restent le manque, la blessure.

Ils ne savent pas quels risques ils nous font prendre à nous priver, à nous appauvrir de ces cadeaux-là, de ces gestes tendres. Moi, j’ai une sorte de confiance absolue dans les langues des peuples. C’est comme si elles étaient le contraire du repli et de l’exclusion. Ils ne savent pas combien nous manque cette terre commune où naissent les alliances, les respects et les promesses. C’est là que nous nous apprenions le vivre ensemble. De notre capital d’universalité, ils en ont fait un handicap national, une menace qui gronde.

Le plus triste n’est-il pas encore que tout cela ce soit fait avec les Corses et malgré les Corses, avec les Français et malgré les Français. Hier, c’était le corse sans peine. Aujourd’hui, ce serait plutôt le corse dans la peine et dans le manque.

Moi, je suis orphelin de ce cadeau-là. Je sais désormais que nous ne sommes pas sains et saufs de ce manque. Avec leur guerre à la langue, ils nous ont appauvris. C’est ainsi que l’on devient moins capables d’accueillir, de faire communauté de destin dans une société en paix avec elle-même.

Aujourd’hui, c’est comme si nous étions en période de désintoxication. C’est comme s’il n’y avait plus que la terre qui parlait corse… comme s’il n’y avait plus que la terre qui parlait en paix. Après des décennies à bombarder la langue de préjugés dévalorisants, après l’avoir reléguée au glossaire des langues archaïques, obscurantistes, inachevées… nous voilà réduits à décontaminer les esprits. Il nous faudra encore vingt ans, trente ans pour désintoxiquer parents, lycéens, professeurs, journalistes… et tout ce qu’une société peut compter de locuteurs…

La plaie linguistique et culturelle a elle aussi ses effets pervers. Quand on veut réveiller les démons cachés d’une communauté, c’est peut-être par là que l’on commence…

C’est ainsi que l’on s’y prend. Et personne ne s’est jamais demandé si ces manipulations nous feraient courir une menace… va savoir… sans langue, sans culture, sans mémoire… est-on vraiment soimême ? Est-on plus apte à accueillir ?… Alors on produit nos toxines… On s’invente d’autres « immunités »… D’aucunes sont positives… d’autres peuvent être défensives et négatives… Ici comme ailleurs, moins il y a d’identité reconnue et plus il y a tentation de fermeture, de sectarisme.

Alors nos sociétés inventent leurs lignes Maginot, leurs seuils, leurs peurs, leurs menaces, leurs héroïsmes négatifs, leurs slogans… Désormais, nous aussi, nous aurions les nôtres. Ils seront pour moi comme autant de raisons supplémentaires de ne jamais oublier ces mots que j’ai lus gravés dans la pierre, au fronton d’une maison d’Irlande : “Je t’offre le Gaélique et la bienvenue”… »


* Extrait du livre de Jean-François Bernardini, Carnet pour Sarah, Paris, Éd. Anne Carrière, 2005, pp. 67-70.


Bibliographie indicative


• Fusina Jacques, Écrire en corse, Paris, Klincksieck, 2010.

• Fusina Jacques, Parlons corse, Paris, L’Harmattan,1999, rééd. 2010.

• Fusina Jacques, Le corse in Les langues de France (dir. Cerquiglini), Paris, Puf, 2003.

• Arrighi Jean-Marie, Histoire de la langue corse, Gisserot, 2002.

• Dalbera-Stefanaggi Marie-Josée, Unité et diversité des parlers corses, Torino, edizioni dell’Orso,1991.


Article écrit par Jacques Fusina.

Article paru dans le numéro 169 d’Alternatives non-violentes.